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*** Fiasco des meetings de la honte organisés par le PCT à Paris , Pierre NGOLO et NGAKALA humiliés, salle presque vide, des militants réclamant les 250 euros en colère !!! ***

Paris envoie des soldats après la chute de Bangui

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* Le Séléka promet des élections démocratiques

* La France envoie 300 militaires supplémentaires à Bangui

* Nombreux pillages de maisons et de commerces

* Neuf soldats sud-africains tués (Actualisé avec envoi de troupes françaises, pillages, détails)

Les rebelles centrafricains du Séléka ont pris dimanche le contrôle de Bangui après la fuite du président François Bozizé, amenant la France à envoyer des soldats supplémentaires pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

L'organisation rebelle, qui fédère plusieurs mouvements d'insurgés, a tenté de rassurer la population dès le coup de force terminé dimanche matin, affirmant que "la page Bozizé" était tournée et promettant l'organisation "d'élections démocratiques".

Ces promesses n'ont pas convaincu Paris qui s'inquiète du sort de ses ressortissants à Bangui, ville de 600.000 habitants où d'importants pillages de maisons et de commerces ont été signalés dans l'après-midi.

La présidence de la République a annoncé dans un communiqué que François Hollande suivait avec une "grande attention" l'évolution de la situation et avait "décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d'assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident". On estime à 1.200 le nombre de ressortissants français vivant en Centrafrique.

Cette mesure fait suite à la décision prise samedi soir de dépêcher un bataillon pour sécuriser l'aéroport de la ville. Au total, 300 soldats vont venir appuyer les 250 déjà présents sur place.

Le chef de l'Etat français, qui s'est entretenu avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et avec son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique centrale, exhorte les groupes armés à "respecter les populations civiles".

La chute de Bangui s'est accomplie avec une étonnante rapidité depuis la reprise des hostilités vendredi par le Séléka.

Les rebelles ont atteint les faubourgs nord de la ville dans la soirée de samedi et investi le quartier abritant la résidence privée de Bozizé, se heurtant à une résistance de l'armée.

Les combats interrompus à la faveur de la nuit ont repris dimanche matin vers 08h00 (07h00 GMT) et Bangui est tombée en quelques heures, les assaillants s'emparant de tous les bâtiments stratégiques.

IMPORTANTS PILLAGES

En fin de journée, la situation était devenue confuse et il était difficile de dire qui assumait réellement le pouvoir dans la capitale.

"Les pillages sont importants. Ils sont le fait de la population et du Séléka", a dit un haut responsable onusien à Bangui. "On ne sait pas bien qui est au pouvoir. Je pense que cela n'est pas encore clair. Il est trop tôt pour le dire."

Un conseiller présidentiel, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a indiqué que Bozizé avait franchi le fleuve Oubangui pour trouver refuge en RDC. Une incertitude demeurait toutefois sur le sort du président centrafricain.

Le ministre congolais de l'Information Lambert Mendé a indiqué à Reuters que ce dernier ne se trouvait pas avec les 25 membres de sa famille accueillis dans la ville frontalière de Zongo et que les autorités congolaises n'avaient pas été prévenues de son arrivée.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a confirmé la fuite de Bozizé sans fournir de précisions sur sa situation et a appelé les ressortissants français dans le pays à rester chez eux.

Dans la confusion qui régnait dimanche, la principale interrogation portait sur la succession de Bozizé et sur le maintien en place du gouvernement d'union nationale du Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l'opposition.

L'opposition et les rebelles du Séléka avaient obtenu des postes-clés dans ce cabinet, dont les ministères des Finances et des Mines. Le chef du Séléka, Michel Am Non Droko Djotodia, avait été désigné premier vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.

FIN DE L'ERE BOZIZE

Arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat en 2003, Bozizé faisait face depuis plusieurs semaines à la révolte du Séléka qui lui reprochait le non-respect d'un accord de paix conclu le 11 janvier prévoyant l'intégration des combattants dans les rangs de l'armée régulière.

Pour le Séléka, "la page Bozizé est tournée. Une nouvelle page s'ouvre pour la paix et la démocratie en RCA".

Dans un communiqué, l'organisation appelle les Centrafricains à "se retrouver autour de la table" pour préparer une transition "qui, à terme, débouchera sur l'organisation d'élections démocratiques".

Le Séléka met en garde contre les vengeances, les pillages et les règlements de compte et exprime "ses regrets les plus sincères pour toutes les victimes collatérales".

Parmi celles-ci, figureraient neuf soldats africains qui faisaient partie des quelque 400 hommes dépêchés en RCA par Pretoria pour entraîner et aider les troupes régulières.

Une source au sein de la force régionale de maintien de la paix a affirmé que ces troupes avaient participé aux combats au côtés de l'armée centrafricaine.

Une source des Nations unies à Bangui a déclaré que les troupes sud-africaines se préparaient à quitter le pays. "Ils ont subi des pertes substantielles et ont demandé l'appui de la France pour l'embarquement et le départ de leurs troupes", a dit cette source.

Plusieurs soldats de la force régionale de maintien de la paix, dont trois Tchadiens, ont également été tués lors d'une attaque d'un hélicoptère de l'armée régulière, indique la présidence tchadienne dans un communiqué. (avec Joe Bavier à Abidjan, Daniel Flynn et David Lewis à Dakar, Emmanuel Jarry à Paris, Jean-Philippe Lefief et Pierre Sérisier pour le service français)

Paul-Marin Ngoupana (Zone bourse)

 

Commentaires  

 
0 #6 Juste Mapola 25-03-2013 23:50
Photo
Il était une fois bozizé et ses cousins français
Il était au frais à paris chez papa chirac. C'est de paris qu'il est venu prendre le pouvoir. Il était le petit copain du nabot sarkozy. Sa femme monique riait à gorge déployé avec la pimbêche carla bruni. Il a même envoyé ses soldats défilé à paris pour le 14 juillet. Après l'avoir utilisé, la france le jette comme une vieille serpillère en utilisant la même méthode qui permis à bozizé de s'emparer du pouvoir. De sa cachette bozizé doit bien réféchir sur son passé et de ses relations devenues compliquées avec ses cousins
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0 #5 Jean Paul Onanga 25-03-2013 16:38
Les deux bellingerents se retrouvent au Gabon pour aplanir leur divergences et pour trouver des solutions pour sortir la RCA de la crise. Apres trois jours des negociations très difficiles , les rèbelles et le pouvoir ont trouvè une sortie de crise , ils ont signè un accord prévoyant Un cessez-le-feu immédiat et la formation d'un gouvernement d'union nationale. Toujours mécontent les rebelles éxigent entre autre le depart du president Bozizé.
Les rebelles de la SELEKA sont entrès dans Bangui ce 24 mars 2013 jusqu'à prendre le pouvoir.
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0 #4 Jean Paul Onanga 25-03-2013 16:38
Nouveau règime d'Andre Kolingba jusqu'au premieres elections du regime remportees par Ange Felix Patassè , avec l'arrivèe de Patassè les mutineries se succedent 10ans de presidence sous hautes tension qui s'acheve le 15 mars 2003 avec la prise de pouvoir par Francois Bozizè depuis; Bozizè n'est pas parvenu à installer la stabilitè dans l'ensemble du territoire Centre Africain. Avec la crèation de la rébellion SELEKA celle ci s'organise et attaque les villes situées au parti Nord-Est de la RCA. Les rébelles dans leur determinations à renverser le pouvoir de Bozizè sont arrivès aux portes de DAMARA stoper par les forces de la CEMAC sous la pression des pays de l'Afrique Centrale et de la comunautè internationale.
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0 #3 Jean Paul Onanga 25-03-2013 16:37
Ainsi va la RCA.
La RCA 53 ans d'instabilitè politique, sur 5 presidents 3 sont parvenus par des armes signe d'une instabilitè politique dans cètte ancienne colonie francaise .
1960 la RCA devient independante et DAVID Dacko son premier president mais celui-ci est renversè en 1966 par son cousin le capitain Jean Bedel Bokassa il ira jusqu'à se proclamer empereur ce dernier règne pendant 14 ans, Bokassa séra finalement deposè par un commando francais et David Dacko le premier president renversè de la RCA en 1966 est remis en scelle le meme scenario se repète le chef des armèes s'impose par la force en 1981.
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0 #2 Foé Azilla 24-03-2013 20:23
Le soutien de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) et d’un petit contingent de soldats sud-africains n’y a rien fait : habilement la Séléka a profité de la mobilisation des soldats français et tchadiens (1) au Mali pour porter l’estocade au régime moribond de Bozizé. Sassou Nguesso, qui se targuait d’un rôle de médiateur dans le conflit centrafricain (2) voit ses efforts réduits à néant et assiste, impuissant, à la chute de son poulain. Une vraie préoccupation désormais pour lui de ce côté de la frontière face à des hommes habitués à la guerre, et qui sont loin d’être ses amis...

Où est à présent réfugié Bozizé ? En RDC ? Nul ne le sait pour l’instant, mais il nous étonnerait que son parrain Sassou lui offre le gîte dans son palais (3), de peur de se fâcher avec les nouveaux maîtres de Bangui.
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0 #1 Foé Azilla 24-03-2013 20:21
La France "prend note" du départ du président centrafricain François Bozizé et appelle tous les protagonistes de la crise en Centrafrique à la "plus grande retenue", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères ». On ne fait pas mieux en matière de communiqué nécrologique.

C’est donc, semble-t-il, fini pour François Bozizé, le président de la Centrafrique et poulain, du moins en maçonnerie, du chef de l’Etat congolais Sassou Nguesso.

Le général Bozizé, qui était arrivé au pouvoir suite à un coup d’Etat a dû quitter son précipitamment son palais suite à l’irrésistible avancée des hommes de la Séléka, présentés comme des rebelles venus du nord du pays.
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